C’est presque devenu une coutume : le Dimanche, on invite des gens à déjeuner ou à dîner. Et donc, le Dimanche matin, au réveil, on feuillette des bouquins de cuisine pour trouver des idées de plats à préparer. Ce week-end, ma mie ayant des envies d’exotisme, elle est donc allée chercher un paquet de petits livres que m’avaient offerts mon frère au Noël précédent : la valise du globe-cooker.

La valise du Globe Cooker

La valise du Globe Cooker

Si on fait abstraction du fait que Fred Chesneau (le fameux « Globe Cooker ») arbore le même polo (avec des variantes de couleur) et le même sourire sur toutes les photos, on arrive à trouver de bonnes inspirations dans les quelques recettes que ses 6 petits tomes contiennent.

Comme les tomes « Inde », « Thaïlande » et « Maroc » étaient retenus fermement de l’autre côté du lit, je me suis rabattu sur « Italie ». Et au moment même où une clameur commençait à s’élever depuis l’autre oreiller pour scander « curry, curry, curry, curry ! », je l’ai étouffée d’un ferme « Non, on fera ça ! », tout en montrant la page du poulet à la mozzarella et à la pancetta. Le plat ayant l’air appétissant (en gros, ça ressemble à des paupiettes panées un peu améliorées), ce fut finalement suffisant pour emporter l’adhésion de l’ensemble de l’arène.

Quelques instants plus tard (disons plutôt « quelques heures », c’était Dimanche, quand même…), nous revoilà au marché pour faire nos petites emplettes. Les invités n’étant prévus que pour le soir, on peut s’offrir le loisir d’y musarder un peu. Le volailler nous découpe quatre filets de poulet en fines escalopes ; le fromager nous propose sa meilleure mozzarella ; et le charcutier, à défaut de pancetta, nous met une vingtaine de fines tranches de poitrine fumée. Ajoutons à ça le reste des courses de la semaine, et on est prêts à rentrer.

En milieu d’après-midi, je commence à préparer les filets de poulet en les aplatissant un peu plus (en les mettant entre deux feuilles de film alimentaire, et en tapant dessus à coup de rouleau à pâtisserie jusqu’à ce que ce soit assez fin et uniforme). Je les mets ensuite dans le plat qu’on avait utilisé à midi pour préparer un poulet rôti et des patates au four ; ça permet de ne pas perdre le gras et le goût qui restait dans le fond du plat ! J’y ajoute une bonne cuillerée d’huile d’olive aromatisée aux herbes, quelques branches de thym, et je laisse mariner deux bonnes heures.
Un peu avant l’arrivée des invités, je m’installe dans le salon pour avoir assez de place pour disposer autour de moi :
– le plat dans lequel se trouvent les filets de poulet
– les tranches de poitrine fumée
– une assiette avec la mozzarella coupée en carrés d’environ 4cm x 4cm x 2cm
– une assiette avec un mélange pain râpé / parmesan râpé (avec trois fois plus de pain que de parmesan)
– une assiette avec de la farine
– une assiette avec deux œufs battus
– un sachet d’épices pour spaghettis ramené d’Italie (un mélange de différents piments séchés avec un peu d’ail et quelques herbes)
– des cure-dents
– le plat dans lequel mettre les paupiettes une fois prêtes

Pour la préparation, le principe est assez simple : je mets une pincée d’épices et une pincée de sel entre deux carrés de mozzarella ; j’enroule ça dans 2 tranches de poitrine fumée ; je me débrouille comme je peux pour envelopper ça d’une escalope de poulet (si elle est assez fine, ça se passe relativement bien) et refermer avec un cure-dent pour que ça tienne bien ; je roule ça dans la farine, dans les œufs battus, puis dans le mélange chapelure/parmesan ; je mets dans le plat. Et une fois que la huitième paupiette est prête, j’enfourne à 180°C pour 45 minutes. Pile poil le temps pour l’apéro, et pour mettre à griller au four quelques légumes saupoudrés du reste de mélange chapelure/parmesan et arrosés d’un filet d’huile d’olive aillée !

Une fois sorti du four, ça a de la gueule, ça sent bon, et c’est délicieux. La recette précisait qu’il s’agissait d’un plat parfait pour épater ses convives : ça n’a pas loupé !

Paupiettes poulet-mozzarella

Paupiettes poulet-mozzarella

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